HOMÉLIE - PROFESSION DE FOI- 29 mai 2011 |
Il était une fois ….une foi.
C’est l’histoire d’une foi, la tienne, la mienne, celle de chacun et chacune d’entre nous. Celle de chacun de ces jeunes qui ce matin font leur Profession de Foi.
Oh une petite foi pas bien grande. Une foi reçue lors d’un baptême, autrefois. Une foi toute simple, gentille, sans problème, une foi enfantine. Un beau jour cette foi découvrit qu’elle avait des grandes sœurs. Des fois qui avaient grandi et qui lui paraissaient plus mûres, plus belles. Alors notre petite foi décida de mener son enquête pour découvrir ce qui donnait à toutes ces fois cet aspect qui l’a fasciné. Pour réussir son enquête, elle alla au caté, et là, oh stupeur, elle découvrit que toutes ces fois avaient une mère à laquelle elles voulaient ressembler : la foi catholique.
Alors notre petite foi se mit au travail pour ressembler à sa mère et devenir elle, aussi, foi catholique : elle participa fidèlement aux réunions du caté, elle fit sa première communion, elle apprit par cœur le « je crois en Dieu »… Une fois qu’elle eut fini tout cela, elle découvrit avec surprise que pour être, elle aussi, foi catholique, il ne suffisait pas de connaître, il fallait aussi reconnaître. Elle comprit qu’il ne pouvait pas y avoir foi sans proclamation de foi. Elle décida donc, une fois pour toute, de faire sa profession de foi. Elle comprenait bien que pour devenir adulte, il fallait qu’elle s’assume et que pour s’assumer, il lui fallait se dire. Cette fois, elle pensa qu’elle avait enfin trouvé le moyen de devenir foi catholique…
Pauvre petite foi, elle était vraiment naïve… Bien sûr, elle n’avait pas complètement tort : pour devenir foi catholique, il faut effectivement comprendre ce que ça veut dire d’être « foi catholique », il faut effectivement aussi se reconnaître foi catholique en le professant mais cela ne suffit pas. Pour devenir foi catholique, et cette fois ce sera la bonne, il faut agir … Il n’y a pas de foi sans acte de foi. C’est ce que disait Jean, un grand ami de Jésus : »Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. »
Mais comprendre ça, ce n’est possible que si on en fait l’expérience… Heureusement, notre petite foi eut la chance d’aller en pélé à lourdes. Et là, en voyant toutes ces personnes malades aller se plonger avec foi dans les piscines, en découvrant tous ces hospitaliers et brancardiers se mettre au service de ces malades au nom de leur foi, en participant avec d’autres pèlerins du monde entier aux processions, aux messes… Elle comprit, une foi pour toute, qu’elle ne serait vraiment foi catholique qu’en étant une foi agissante, une foi aimante. Elle avait compris ce qu’un autre ami de Jésus, St Jacques, avait dit : « Montre-moi donc ta foi qui n’agit pas ; moi, c’est par mes actes que je te montrerai ma foi. »
Notre petite foi revint toute heureuse de Lourdes et plein d’enthousiasme à l’idée de faire sa profession de foi… Et cela se vit le jour de sa profession de foi. |
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L’histoire pourrait s’arrêter là puisque ce jour, c’est aujourd’hui….C’est votre profession de foi. L’histoire pourrait s’arrêter là mais nous savons bien que toutes les histoires ne sont pas constitué d’un passé et d’un présent mais qu’elles ont aussi un avenir …..
Alors cette fois-ci, nous allons quitter la sécurité du passé et la réalité du présent pour nous projeter dans l’avenir. Il pèse sur notre petite foi qui devient aujourd’hui foi catholique, une grave menace, lourde de conséquence…. Notre petite foi risque de se croire arriver au bout du chemin… Elle est devenue ce qu’elle rêvait d’être… alors maintenant il n’y a plus qu’à se la couler douce… Grave erreur. Parce qu’aujourd’hui tout va bien, tout est facile mais, sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaise augure, il se peut que parfois, notre petite foi rencontre des épreuves sur le chemin.
Ce serait dommage, après avoir fait tout ce chemin pour devenir véritablement foi catholique, de tout perdre… Tous ces efforts pour rien.
Alors pour que ce scénario catastrophe ne reste qu’une vue de l’esprit et ne se réalise jamais, et bien l’évangile nous donne la recette : restez fidèle à jésus, suivez ces commandements. Restez toujours branché sur Jésus. C’est lui qui nourrit votre foi et lui permet de bien rester vivante. Mais si vous perdez le contact avec le Christ alors, peu à peu, sans même que vous vous en rendiez compte, votre foi va devenir triste et mourir. Ne débranchez jamais du Christ.
Comment ? Et bien en participant avec les autres amis de Jésus à la messe chaque week-end. A chaque fois que vous allez à la messe, vous revivez les trois étapes que vous avez parcouru : vous grandissez dans la connaissance de votre foi, vous assumez votre foi en la professant avec toute l’Eglise, vous recevez le corps de celui qui vous rend capable d’aimer et donc d’agir au nom de votre foi.
Cela est trop dur, trop exigeant ? Non, rien n’est trop exigeant lorsque c’est une question de vie ou de mort… Est-ce que je veux que ma foi vive ou qu’elle meure ?
Ce jour de fête, ce jour de votre profession de foi ne doit pas rester sans lendemain, l’histoire ne finit pas aujourd’hui. C’est à chacun de vous, de nous de l’écrire demain, dans la Foi.
Père Bernard PLISSON. |
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