CHAPELLE SAINT JULIEN |
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| L’histoire de cette petite chapelle a été très mouvementée au cours des siècles. Dès avant 1500, il semble qu’une chapelle desservait une résidence seigneuriale. Un quartier s’appelait Tar er Zal « devant le manoir », une place s’appelait Leur er Zal qui signifie « aire du manoir ». En 1654 la chapelle servit pour les offices pendant la réfection de l’église paroissiale. En 1746 les Anglais font une descente sur la presqu’île et la ravagent. Onze villages sont incendiés et la chapelle est détruite. En 1795 le village de Saint Julien et la chapelle relevée de ses ruines sont témoins de combats entre les troupes républicaines et les troupes des émigrés de Sombreuil (plaque sur la place du village). En 1801 la chapelle est en partie démolie et ses pierres servent à réparer et agrandir l’église paroissiale de Quiberon. En avril 1859 la reconstruction de la chapelle est décidée. Une violente tempête ayant abattu le clocher-lanterne de l’église de Quiberon en février 1900, c’est à nouveau à Saint Julien que les cérémonies religieuses sont célébrées jusqu’en 1906. Après 1910 la chapelle est à nouveau abandonnée. Les portes ne ferment plus, le toit s’effondre. Les pêcheurs du village y entreposent leurs filets et casiers. La municipalité vote sa démolition en 1925. Les villageois protestent et s’activent pour recueillir des fonds. Une souscription et une kermesse permettent de récolter 11.000F sur les 13.000F nécessaires. La commission départementale complète la somme. La chapelle est restaurée en 1928. La minuscule sacristie (derrière la porte à droite du cœur) est supprimée en 1960, car elle gênait la circulation. Cette porte a été murée en janvier 2010 |
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Le vitrail de la crucifixion a été mis en place en 1934, grâce à un don de Madame de Hauterive, fille d’Alexandre Dumas fils, pour remercier les villageoises de l’avoir aidée dans la gestion d’un hôpital qu’elle avait créé en 1918. C’est la copie d’un vitrail du XIIème siècle, de la cathédrale de Chalons sur Marne. Sophie Le Floch veilla à sa mise en place. La statue de Sainte Thérèse de Lisieux, acquise par souscription, à l’instigation de Sophie Le Floch (descendante de la famille Livoys de Kerfily) a été mise en place après cette réfection de 1928. En 1990 la cloche tombe devant la chapelle. La rouille en a eu raison. Une nouvelle souscription est lancée et en 1991 on baptise une nouvelle cloche « Marie-Anna » dont les parrains et marraines sont tous les donateurs (quiberonnais et estivants. |
Un troisième vitrail et une verrière, ayant pour thème la Pêche Miraculeuse, et financé par le don d’une paroissienne, Madame Gagnepain, a été posé en septembre 2008 et béni le 13 décembre.
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Dans l’autre niche on voit Notre Dame de Bon Secours, sans doute l’ancienne Notre Dame de Locmaria. Après Vatican II, l’autel a été dépouillé des boiseries sculptées qui le surplombaient. La chapelle est ouverte tous les jours d’avril à octobre, suivant le temps. La messe y est célébrée chaque samedi à 19h en juillet et en août. |